France de Griessen, un nouvel album

France de Griessen enregistrait son nouvel album à LA. L’occasion de lui poser quelques questions. Retrouvez ici son séjour, 15 jours en 15 photos.

– Que s’est il passé pour toi depuis la parution de ton dernier album ? 

J’ai fait des concerts dans des salles de dimensions et de styles très variés – de l’intimiste à de l’énorme, en première partie d’Indochine. Il y a un an et demi, j’ai commencé à faire beaucoup de dates en solo avec ma guitare acoustique, pendant que je composais mes nouvelles chansons. Je les ai incluses au fur et a mesure dans mes sets, en les peaufinant au fil du temps. Aussi, quand je suis rentrée en studio pour les enregistrer, elles avaient déjà un vécu scénique.

– Comment est né ce nouveau projet ?

Je travaille par cycle, comme des saisons du corps et de l’esprit…Et lorsqu’un cycle est achevé, un autre commence, une inspiration nouvelle apparaît, puisque je suis disponible pour elle à 100%. Etant tellement proche de la nature, cela me semble – même si certains éléments restent toujours tout à fait mystérieux, et tant mieux – logique. Je suis, en toutes choses, viscéralement, un animal. Qui parfois se prends la tête, mais un animal quand même ! D’ailleurs, l’homme est un animal, il ne devrait pas autant l’oublier…

-Comment as tu rencontré Jamie Candiloro, et comment en êtes vous venus à travailler ensemble ?

Via Greg et Shanka des Dukes  qui le connaissaient et avaient travaillé avec lui. On avait déjà bien accroché, et il avait été question qu’il participe à « Saint Sebastien », mon précédent album sorti en 2014, mais nos plannings étaient incompatibles à ce moment là. Lorsque j’ai eu terminé la composition de toutes les chansons pour mon nouvel album, je l’ai recontacté car je souhaitais des éléments rythmiques très spécifiques et Jamie est non seulement réalisateur, mais aussi un excellent percussionniste, qui comme moi aime l’expérimentation. Je lui ai fait écouter mes démos, on en a parlé, et voilà…

– Tu es très engagée dans la cause animale, il semble aussi que tu te sentes concernée par le féminisme, est ce que ce sont des sujets qui influencent ta musique ? De quelle façon ?

Bien sûr. En ce qui concerne les animaux et la nature – les plantes, les odeurs de pluie ou de terre, le vent, la mer, le désert, les montagnes, les forêts et campagnes, les rivières, les astres…- , on les retrouve énormément dans mes textes et dans les atmosphères sonores de mes chansons. J’aime aussi beaucoup les bruits organiques utilisés comme instruments, cela sera encore accentué dans mon prochain album. La nature, l’animalité, la sensualité, tout ça est lié. Pour ce qui est du féminisme – un courant de pensée et d’action au sein duquel, comme pour tous les autres, existent diverses façon de voir les choses -, je pense que nous les femmes devons être conquérantes et trouver la force et la forme de lumière qui est en nous, même si on passe parfois par des étapes difficiles. Ce sont des thèmes que j’aborde aussi dans mes textes. Mes artistes féminines préférées, mes références, sont d’ailleurs des « fées-sorcières » – pour moi c’est le plus grand des compliments -, dans des styles très différents : de Marie Laforêt à Nico, Patti Smith, Marianne Oswald, Courtney Love, Marianne Faithfull, Juliette Gréco, Karen Dalton… Pour n’en citer que quelques unes ! Je me suis liée d’amitié il y à quelques temps avec Fabienne Shine, qui fût la chanteuse de Shakin’Street et qui poursuit maintenant en solo aux Etats-Unis, et dont la voix, la gestuelle et l’énergie à été tellement précurseur des artistes RIOT GRRRL qui suivirent ou plus proche de notre époque, Le Butcherettes, même si leurs styles diffèrent.

– Tu as notamment participé à la compilation contre-coups, tu peux m’en dire plus ?

C’est une compilation digitale auxquelles ont participé des artistes féminines – beaucoup de genres musicaux différents y sont représentés -, et dont tous les bénéfices sont reversés à L’Institut en Santé Génésique. Créé en janvier 2014, cette structure unique en France basée à Saint-Gemain-en-Laye (78), accueille, oriente, soigne et accompagne des femmes victimes de toutes formes de violences venues du monde entier. Dirigé par Frédérique Martz et marrainé par Florence Foresti, le centre fonctionne uniquement avec des bénévoles. Son cofondateur, le docteur Pierre Foldès, est spécialisé dans la réparation de femmes excisées. Lorsque la journaliste Eloïse Bouton, à l’origine du projet, m’a sollicitée pour y participer, je lui ai répondu positivement tout de suite. Tous les liens et renseignements sur cette compilation ici.

-Il y a quelques temps tu as changé ton utilisation de facebook ?

Il y a un moment, j’ai tenté de ne poster que des liens, sans mettre aucun contenu car certains aspects de FB me rebutent énormément. Mais ça c’est avéré compliqué car les algorithmes tendent à limiter la visibilité des posts qui ne sont que des liens… Je n’ai pas encore trouvé de solution idéale, mais je communique aussi par le biais de ma newsletter, via laquelle j’offre des morceaux à écouter, et donne des news agrémentées de dessins, aquarelles et photos…Comme un petit fanzine online. Pour s’y inscrire c’est par ici.

– Quels sont tes projets à venir ? 

La sortie de mon prochain album en 2017 et des concerts, ainsi que des évènements artistiques et des expositions.

 

http://www.francedegriessen.com

 

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